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Dans cette série d’articles, je vous propose de passer derrière l’écran, dans la tête d’un auteur, dans l’envers des mots, de découvrir les premières ébauches, les premières idées pour ensuite en suivre l’évolution jusqu’à parvenir au résultat final, celui que le lecteur découvre au fil de sa lecture.
Si vous ne les avez pas encore lus, je vous invite à venir découvrir les premiers articles de la série qui vous permettront de découvrir le concept !
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L’univers de Mélianor comporte bien des régions dont chacune a ses propres spécificités, sa propre culture, ses propres forces et faiblesses. Après avoir commencé avec les Terres Nomades dans les précédents articles, c’est maintenant à l’une des plus importantes régions que je vais m’attaquer!
Il est donc grand temps de parler du pays de pierre autrement nommé par certains » Terres des Monts ».
Comme c’était le cas pour les terres Nomades, je n’ai à l’heure où j’écris ces lignes, absolument AUCUNE IDÉE de ce que je vais bien pouvoir raconter….Et oui, j’ai bien dit que c’était la région la plus importante dans l’univers de Mélianor…
Rassurez-vous, je vis plutôt bien mon ignorance! Elle va justement me permettre de créer, de donner vie à une ébauche, une simple idée que je pourrais ensuite développer.
Les méthodes pour inventer une histoire sont nombreuses, mais puisqu’il faut bien en choisir une, c’est avec ce que j’appelle le retour vers le futur que je suis le plus à l’aise!
Le principe est simple: je connais la situation du monde au moment où commence l’histoire, le but est donc de remonter dans le temps, le fil des causes et des conséquences pour reconstituer les événements, faire revivre des rois, des héros, des traîtres, des martyrs.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image= »3686″ img_size= »medium » alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator][vc_column_text]
Puisqu’il faut bien commencer quelque part, le plus simple est quand même de situer la chose sur une carte!
Le pays des pierres ( ou Terres des Monts) est la région située à l’extrême Nord-Est du monde. Elle abrite de prodigieuses chaines de montagnes dont le point culminant est le pic des Mangeurs (Région grise en haut à droite de la carte ci-dessous).
C’est de cette chaîne de montagne que s’écoule le fleuve le plus important : le Divin
Le fleuve s’écoule de la chaîne montagneuse par deux immenses cascades, la première et la plus haute mesurant environ cinq cents mètres, la seconde, située bien plus bas sur les flancs de la montagne, mesure quant à elle près de trois cents mètres.
Dans les méandres de la montagne, le Divin se jette dans un lac infini, l’Abondant où prennent vie par la grâce des dieux toutes les créatures qui vivent dans l’eau.
Au niveau du sol et des hommes, l’Abondant dont les eaux circulent dans les méandres de la montagne ressort pour donner naissance à l’Abondant qui traverse les terres des Monts, des Lacs et bien d’autres régions pour ensuite se jeter dans la grande mer.
Les Monts ont donc un avantage d’ordre religieux avec les Mangeurs mais aussi un avantage « économique » puisqu’il contrôle le principal fleuve du monde.
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Ah, le fameux pic des Mangeurs! Je pourrais en dire des choses mais comme le but est d’être concis, je vais essayer de ne pas trop m’étaler!
Les Mangeurs désignent en réalité l’endroit le plus élevé sur terre. C’est entre ses aiguilles que chaque jour le soleil vient terminer sa course avant qu’être irrémédiablement attiré par la nuit et le néant. Chaque nuit, il doit donc se battre, affronter les ténèbres qui veulent l’éteindre pour illuminer le monde une nouvelle fois.
Même si c’est totalement inconscient, je ne peux pas nier l’influence de la tour de Barad-dûr dans ma réflexion. Mais, après tout, plutôt que de supprimer les références parfois trop évidentes ne vaut-il pas mieux les détourner, pour leur donner un autre sens, une autre portée.
C’est ce que j’ai choisi de faire avec les pics des Mangeurs. Ils sont pour à mon sens et dans l’univers de Mélianor un repère, un point d’équilibre, un moment attendu autant qu’il est redouté. Malgré toute la beauté du spectacle, le soleil décline pour laisser place à la nuit et personne ne sait s’il pourra se lèvera encore à l’avenir.
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Je reviendrais plus tard sur l’aspect mythologique de l’univers de Mélianor, parce que si je commence à me lancer là-dedans on en a pour un bout de temps… Mais pour faire court :
Le soleil ( Uwèthe) qui est en réalité le cœur même des dieux créateurs, est attiré en dehors du monde par Raucàre, le sombre dieu qui a perverti la terre et les hommes de sa malice. Même les dieux créateurs qui veillent sur le monde du sommet des Mangeurs ne peuvent rien pour empêcher leur cœur, leur lumière de disparaître et d’être avalé par la nuit.
Même si beaucoup ne retiennent des Mangeurs que leurs majestueux pics où le soleil vient terminer sa course, la montagne est un élément central dans la religion, dans les croyances des Terres des Monts et du monde des Hommes de manière plus générale.
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Voici ce qu’il faut retenir :
La réflexion est encore assez sommaire mais dans mon esprit les Mangeurs sont en fait composés de plusieurs éléments/ couches:
– Plateau des Dieux : Endroit où sont accueillis les grands personnages de l’histoire. C’est un endroit caché aux yeux des hommes, seule sa cascade est visible pour le commun des mortels.
– Plaine des Bienheureux: Corresponds aux rives de l’Abondant, même si une partie est visible pour les Hommes, personne ne connait sa taille exacte.
– L’Etincelant: Corresponds au fleuve qui serpente la terre dont le peuple des Monts à la garde.[/vc_column_text][vc_separator][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3695″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large » img_link_target= »_blank »][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3694″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large » img_link_target= »_blank »][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3697″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large » img_link_target= »_blank »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator][vc_column_text]
Le décor est planté et quelques pistes me viennent en tête mais il faudra que je passe un peu de temps dessus pour savoir si la direction prise me permets d’expliquer un certain nombre d’éléments de l’histoire de Mélianor.
Beaucoup de directions sont donc possibles, mais comme je le dit souvent, le plus simple est de vous laisser porter et de développer celles qui vous semblent le plus naturel, celles qui s’imposent à vous d’elles-mêmes.
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Alors, n’hésitez plus, laissez-vous porter par votre imagination, notez vos idées même les plus farfelues et vous verrez qu’en silence des liens vont se tisser, que la toile de votre histoire, de votre monde va se construire petit à petit!
À très vite pour sonder les méandres de l’imagination.
Julien.
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Dans cette série d’articles, je vous propose de plonger dans la tête d’un auteur, de passer de l’idée à la plume, de la théorie à la pratique, de l’idée à son évolution, à la création d’une terre, d’une région, d’une ethnie.
Au programme, la création d’une terre, d’un peuple, celui des Terres Nomades!
Si vous n’avez pas lu les premiers articles, n’hésitez pas à les découvrir juste ici pour comprendre les raisons, l’origine des idées développées dans cet article!
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Généralement lorqu’on parle de Fantasy, l’une des premières images qui vient en tête est celle de guerriers lancés au galop sur leurs fiers destriers. ( #epicbattle)
Comme beaucoup d’entre vous surement, je voue une grande admiration aux chevaux et je me suis longtemps posé la question de savoir comment je pourrais les intégrer dans l’univers de Mélianor d’une manière un peu originale.
Vous le savez si vous avez lu les précédents articles, les chevaux ont en eux une infime fraction de l’esprit de Gaorn, dieu des Hommes et créateur de tous les animaux qui peuplent la terre.
Les chevaux sont donc des créatures divines et vous vous en doutez, les envoyer à l’abattoir sur les premières lignes ennemies est une idée certes belle et poétique pour les éventuels spectateurs, mais hautement mortelle et stratégiquement inutile dans la majeure partie des batailles.
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Comme j’ai pu le faire dans le précédent article, voici une décomposition plus précise de l’histoire des Nomades au fil du temps.
Chaque élément peut bien entendu être creusé plus en profondeur si besoin mais cela fera l’objet d’une prochaine réflexion lorsque le besoin s’en fera sentir.
Si tout comme moi vous avez une idée, notez là, notez votre cheminement pour pouvoir la retrouver plus tard mais ne perdez pas un temps précieux à développer des lieux, des personnages qui n’interviendront pas directement dans votre histoire, votre univers.
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Epoque 1 : Autarcie
Après la mort de leur dieu, les Nomades à qui Gaorn a confié les perles de son esprit choisissent de s’exiler à l’est du monde, là où les terres ne sont que plaines et déserts arides.
Isolés du monde, ils pansent peu à peu leur tristesse en prenant soin de chaque cheval, de chaque parcelle de l’esprit de leur créateur.
Epoque 2 : Liberté
L’esprit de Gaorn ayant été sauvé par l’attention constante des Nomades, les chevaux se multiplient au fil des générations et des siècles.
Malgré leur développement croissant, les Nomades ne s’aventurent que rarement en dehors de leur territoire et s’assurent de toujours rester suffisamment loin des régions voisines.
Epoque 3: Découvertes et escarmouches.
Même s’ils veulent rester en autarcie, les Nomades réalisent que les habitants des régions frontalières s’aventurent sur leurs terres. Ils sont malgré eux contraints de surveiller leur frontière pour stopper les expéditions assez téméraires pour se lancer dans l’aventure.
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Epoque 4 : D’invincibles et mythiques guerriers
Afin de se protéger des incursions toujours plus nombreuses le long de leurs frontières, les Nomades décident de fonder des villes secondaires et des avant-postes d’où ils pourraient plus facilement protéger leurs frontières.
C’est ainsi qu’ils s’abattent qu’au fil des années sur tous ceux qui tentent de poser un pied sur leurs terres donnant naissance aux premières histoires, aux premières légendes des guerriers montés sur de terrifiantes créatures.
Epoque 5 : Ouverture au monde
Après des siècles d’escarmouches, de combats pour protéger leur terre, les Nomades réalisent que les régions du monde se sont réunies sous une seule et même bannière, celle de Nimos le premier roi des Hommes.
Conscients qu’ils ne seraient pas de taille à lutter contre les armées de Nimos, les Nomades acceptent que des hommes arpentent leur terre en contrepartie des services des Bâtisseurs de Nimos.
Epoque 6 : Ouverture au monde
Les décennies et les siècles suivants, les Nomades découvrent le monde et profitent de leur prestige. Certains Nomades attirés par l’argent et son pouvoir décident d’offrir la progéniture de leurs chevaux contre de l’or, des titres, reniant ainsi avec la parole de Gaorn.
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Epoque 7 : Décadence
Mais l’esprit de Gaorn s’étant dilué au fil du temps, les chevaux régressent un peu plus à chaque génération. Ainsi naissent les ânes, les chevaux de trait et tous les animaux servant à travailler la terre.
Les loups et les chiens, qu’ils soient sauvages où domestiques sont eux aussi issus des chevaux.
Conscients de cette décadence, les Nomades restés fidèles à la parole de Gaorn interdisent à quiconque ayant trahi la promesse divine de pénétrer sur leur terre.
Epoque 8 : Repli
Les Nomades qui parcouraient le monde sur leur fier destrier se font de moins en moins nombreux et trouvent refuge au sein de la capitale des Hommes lorsque les hordes de l’Éternel envahissent la terre.
Même s’ils représentent l’une des plus petites communautés, ils continuent de jouir du prestige de leur naissance, de leur histoire et sont aimés et respectés de tous.
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On l’a vu plus haut, suite aux différentes incursions sur leur territoire, les Nomades ont été contraints d’ériger des cités près de leurs frontières pour éviter toute incursion.
Vu que je n’avais qu’une seule capitale, avoir retracé l’histoire des Terres Nomades et son évolution m’a donc permis d’affiner la répartition des villes présentes dans la région.
Ci-dessous les ajouts des cités secondaires, mineures servant surtout d’avant-poste pour défendre les frontières.
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Vous le voyez, l’histoire des terres Nomades inexistante il y a peu prend de l’ampleur, elle gagne en précision, en profondeur, en réalité.
Je vous invite à faire de même pour votre histoire, prenez un élément, un aspect de votre monde que vous souhaitez développer et posez cette simple question : Pourquoi?
Julien.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][DISPLAY_ULTIMATE_SOCIAL_ICONS][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
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Dans cette série d’articles, je vous propose de plonger dans la tête d’un auteur, de passer de l’idée à la plume, de la théorie à la pratique, de l’idée à son évolution, à la création d’une terre, d’une région, d’une ethnie.
Au programme, la création d’une terre, d’un peuple, celui des Terres Nomades!
Si vous n’avez pas lu le premier article, n’hésitez pas à le découvrir juste ici pour comprendre les raisons, l’origine des idées développées dans cet article!
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Pour mémoire l’origine, l’histoire des terres Nomades est intimement liée à la présence des chevaux.
Les chevaux étant nés du sacrifice de Gaorn (dieu créateur dont sont issus tous les animaux terrestres), ils gardent en eux une partie de son esprit, une infime trace de sa conscience, de sa lumière créatrice.
Côtoyer un cheval revient donc à côtoyer son créateur. Les chevaux ne peuvent donc être considérés comme de simples animaux, mais bel et bien comme des créatures divines qu’il faut choyer, chérir de leur naissance à leur mort.
Vous vous en souvenez peut-être l’idée de base pour la capitale des Terres Nomades était celle-ci; une simple colline à l’image de celle de Silburry.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3216″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large » img_link_target= »_blank »][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3214″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large » img_link_target= »_blank »][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3357″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large » img_link_target= »_blank »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator][vc_column_text]
Ne me demandez pas pourquoi, mais j’aime bien l’idée d’avoir une colline pour maison. C’est un peu la version humaine d’une fourmilière et mine de rien ça donne pas mal d’idées!
On l’a vu plus haut, les chevaux ne sont pas des animaux comme les autres, ce sont des créatures divines qui doivent être bénies, choyées tout au long de leur vie.
Du coup, quitte à avoir une capitale, autant qu’elle soit exclusivement construite pour le bien être des chevaux. ( Ca tombe bien c’est en plus totalement raccord avec leur mode de vie, leur idéologie).
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Ce ne sont bien sûr que des ébauches amenées à évoluer, mais vous comprendrez le concept.
L’idée de départ est simple, coller aux besoins des chevaux en fonction de leur âge, des grandes périodes de leur vie. Pas de complexité pour le moment, je suis resté dans le classique à savoir:
Naissance / Apprentissage / Maturité / Vieillesse
Du coup la capitale des Terres Nomades s’articule autour de 4 grandes collines dont les noms provisoires sont les suivants:
– Le grand cri :
Elle est la plus petite des quatre collines. C’est en son sein que naissent les poulains/ pouliches. Elle est construite pour protéger, choyer les plus jeunes avant qu’il ne commencent leur apprentissage.
– Tonnerre :
Elle est la plus grande des quatre collines. Entièrement consacrée à l’apprentissage, à l’entrainement, elle accueille les plus jeunes pour développer leurs capacités.
– Eternité :
Est la première colline à avoir vu le jour. Au fil des années et du développement de la ville, la elle a gagné en taille, en hauteur. Consacrée aux chevaux dans la force de l’âge, son ascension est aussi difficile que son panorama splendide une fois arrivé au sommet.
– Le dernier soupir :
C’est la plus basse de toutes les collines. Après avoir passé une entière à parcourir le monde, les chevaux trop fatigués se retirent dans leur dernière demeure.
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Aussi étonnant que ça puisse paraître, avoir trouvé l’allure générale, la disposition même temporaire de la capitale des Terres Nomades me donne d’autres idées, notamment par rapport à l’évolution de son histoire.
Comment j’arrive à relier les deux me direz-vous? C’est très simple et la solution tient en deux questions!
Pourquoi? Comment?
Oui, je sais, je suis chiant avec mes questions qui reviennent dans un article sur deux! Mais vous le voyez, je me les pose aussi!
A priori nos amis Nomades ne sont pas les meilleurs niveau construction alors comment est-ce qu’ils ont pu créer, construire toutes ces collines? Pourquoi est-ce qu’ils ont eu besoin de le faire d’ailleurs? S’ils ne l’ont pas fait pour eux c’est que quelque chose, quelqu’un les y a inciter, forcer.
Car oui, même si on s’intéresse à cette seule région, l’histoire des terres Nomades s’inclut dans l’histoire bien plus vaste du monde de Mélianor.
La aussi le découpage est pour le moment très large et très primaire mais peu importe:
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Epoque 1 : Liberté
Les Nomades n’ont pas d’endroits fixes, dorment à même le sol. Seul compte la proximité avec leur monture.
Epoque 2 : Première sédentarité
Les différentes tribus qui composent le peuple Nomade se réunissent. Les premières pierres de la capitale sont posées. Pour la première fois dans leur histoire, les Nomades possèdent une cité fixe.
Epoque 3: Découvertes et escarmouches.
Les autres régions du monde viennent de plus en plus régulièrement sur leur terre. Période de guerres et de conflits.
Epoque 4 : Paix
Conscients qu’ils ne pourraient tenir si plusieurs régions du monde venaient à s’allier contre eux, les Nomades décident d’accepter la paix de Nimos, premier grand roi et unificateur du monde des hommes.
Epoque 5 : Bonheur et sédentarité
En contrepartie de la paix, les Nomades exigent que les meilleurs Bâtisseurs viennent agrandir leur capitale. Début de la construction des 4 collines vues plus haut, considérées une fois leurs constructions achevées comme faisant partie des plus belles œuvres existantes.
Epoque 6 : Renommée
Plus leur cité est visitée, plus leur renommée s’accroît partout sur terre, les Nomades parcourent à leur tour les différentes régions du monde. De nombreux maisons d’émerveillement sont construites un peu partout sur terre pour les accueillir.
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Comme vous pouvez le voir, les idées se développent peu à peu, elles gagnent en profondeur, en précision, en cohérence.
Beaucoup de directions, d’idées sont possibles, mais certaines s’imposent d’elles mêmes en fonction de la vision, mes envies.
Si vous aussi vous voulez vous lancer, n’hésitez plus! Laissez la peur, les doutes de côté, prenez un crayon, un stylo, notez vos idées, de la plus pertinente à la plus improbable!
En espérant que cette petite incursion dans la tête d’un auteur vous ait plu !
À très vite pour de nouvelles découvertes.
Julien.
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Dans cette série d’articles je vous propose de passer de l’idée à la plume, de la théorie à la pratique, de l’idée à son évolution, à la création d’une terre, d’une région, d’une ethnie.
Vous suivrez les premières ébauches, les premières idées, vous découvrirez leur évolution jusqu’à leur forme finale (en tout cas ce qui s’en approche, ce que je peux en dévoiler) vous suivrez l’évolution de ma réflexion, du processus créatif.
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Les régions qui interviennent directement dans l’histoire de Mélianor sont déjà bien développées, mais d’autres qui n’apparaissent pas sont logiquement beaucoup moins creusées.
Comme je sais que j’aurais besoin d’avoir à ma disposition plus d’éléments, de matière pour le prochain tome (oui je me projette déjà à J+3-4 ans…), il va bien falloir que je m’y mette un jour. Quitte à commencer, autant vous faire partager mes idées, mes réflexions dès le début!
Pour cette première, on va se pencher sur la région des terres Nomades (en violet sur la carte).
Comme vous pouvez le voir, leur territoire est un des plus grands (si ce n’est le plus grand) de toutes les régions de la terre.
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L’origine du monde, des hommes, des régions sont éléments complexes qu’il est difficile à expliquer par morceaux, mais voici quelques faits à garder à l’esprit pour comprendre ce que j’ai en tête en ce qui concerne les terres Nomades :
– Au commencement, les hommes vivaient en harmonie avec les dieux avant que le mal ne vienne les corrompre pour assombrir le monde.
– Voyant les hommes en grand danger, Gaorn, père de tous les animaux terrestres se transforme en un gigantesque cheval et emporte sur son dos une partie de l’humanité.
– Malgré sa hâte, dans sa fuite il est gravement blessé.
– Afin de ne pas succomber à l’ombre qui menace de l’emporter, il décide de sacrifier son immortalité et divise son esprit pour donner naissance aux premiers chevaux.
– Chacun d’eux possède une infime trace de sa lumière, il charge les hommes et les femmes qui l’ont défendu au prix de leur vie de toujours veiller sur son esprit, sur leur monture, de ne jamais les contraindre, les enfermer, de toujours leur laisser le choix de leur cavalier.
Ainsi les habitants des terres Nomades sont les descendants des braves qui se sacrifièrent pour défendre Gaorn assaillit par le mal.
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Pour le moment je n’ai absolument AUCUNE idée de ce que je vais bien pouvoir raconter….Mais ce n’est pas une raison suffisante pour s’avouer vaincu ! Ça serait bien trop facile! Chacun a sa propre manière d’inventer, d’écrire une histoire. De mon côté, j’ai plutôt tendance à remonter dans le temps, je pars d’un point que je connais pour revenir en arrière et lui trouver des causes.
Pour les Nomades, je sais qu’à l’époque de Mélianor leur ethnie/tribu a été forcée de fuir et vit dispersée, éparpillée un peu partout sur terre.
Les questions que je me suis posées sont les suivantes :
– Qu’est-ce qui dans leur histoire explique cette fuite?
– Leur fuite est-elle récente? Ancienne?
– Tout le monde a-t-il décidé cette fuite? Certains ont-ils résisté?
Bref, c’est à partir de ces questions assez simples que je vais remonter dans le temps pour trouver quelque chose que j’estime cohérent!
Alors guettez le prochain article, il risque bien d’apporter les premières réponses!
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Je ne compte pas réinventer le concept de peuple nomade, les bases sont celles que vous pouvez avoir à l’esprit : désir absolu de liberté, soin de sa monture avant sa propre personne, méfiance des étrangers, des citadins, de tous ceux qui naissent, vivent et meurent au même endroit.
En ce qui concerne mes influences premières :
– Les mongols de Genghis Khan. Une différence cependant, les Nomades n’ont rien d’un peuple guerrier. Ils préfèrent au contraire vivre retirés du monde. Bien qu’il s’amenuise au fil du temps, le sacrifice de Gaorn est toujours présent dans leur esprit.
– Les Vikings pour leur rapport constant, quotidien aux dieux. Tout comme les Vikings avaient le Valhalla, les Nomades vénèrent Gaorn au quotidien puisque de lui que sont nés tous les chevaux, c’est sa lumière qui est présente dans leur corps.
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Comme les Nomades passent la majeure partie de leur temps sur leurs chevaux, leur habitat est réduit au minimum et a pour principale fonction le bien êtres des montures avant celui des hommes.
Pour résumer ma réflexion et mon idée de base:
– L’abri de base est fait de terre ou de terre cuite.
– Il est généralement de forme ovale sur le modèle des habitations vikings. L’intérieur est réservé aux chevaux (max 3-4 dans les abris de base).
– Un espace circulaire d’un ou deux mètres fait le tour de l’abri. Il sert de stockage pour la nourriture des chevaux. Il sert également de couchage pour les cavaliers.
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Même s’ils passent leur temps à parcourir le monde, les Nomades possèdent tout de même un sanctuaire, une ville qui peut être considéré comme leur capitale. Comme toutes leurs réalisations, elle est elle aussi construite pour le bien être des chevaux.
Vous trouverez ci-dessous mon premier croquis tel que je vois leur capitale. Il n’est pas encore question de logique, de cohérence, de faisabilité, il s’agit juste d’une simple idée amenée à être développée.
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Je pensais être totalement dans le faux avec ma gigantesque colline sortie de nulle part et pourtant… En faisant quelques recherches pour préparer cet article je suis tombé sur la colline de Silbury ! (Honte à moi fan de Kaamelot qui n’a même pas fait le rapprochement…).
Pour le coup, on est sur de la bonne colline des familles :
Vous le voyez mon petit sourire de contentement ![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3216″ img_size= » » alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large »][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3357″ img_size= » » alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large »][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_single_image image= »3215″ img_size= » » alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border » onclick= »img_link_large »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator][vc_column_text]
Comme vous pouvez le voir, mes premières idées sont minces et j’espère pouvoir vous donner un peu plus de détail dans le prochain article!
Alors n’hésitez plus, lancez-vous à votre tour! Prenez un élément, une idée qui vous fait envie, posez toutes vos idées sur un papier, il n’est pas question de logique pour le moment.
Vous le verrez, une idée en entraînera une autre et bientôt vous aurez de quoi alimenter votre réflexion de manière plus concrète!
En espérant que cette petite incursion dans la tête d’un auteur vous ait plu !
A très vite pour de nouvelles découvertes.
Julien.
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Après avoir découvert la région des Deltas, voici venir une nouvelle terre du monde de Mélianor, celle des Monts autrement nommé le pays de pierre!
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Située au Nord-Est des terres humaines, la région des Monts est l’une des plus importantes et des plus puissantes.
Selon la légende, c’est à cet endroit qu’après avoir façonné le monde, Arnèn fit couler les eaux qui permettent aujourd’hui encore aux hommes de boire et de ne jamais connaitre la soif.
C’est à ce même endroit que prend naissance le plus grand et le plus foisonnant des fleuves, le Divin.Tout comme son nom l’indique, le Divin prend sa source entre les deux hauts pics des Mangeurs pour ensuite se jeter dans les eaux de l’Abondant.
Après avoir serpenté les terres des Monts, il s’en va rejoindre les grands lacs situés au centre du monde.
Les emblèmes de toutes les régions du monde reprennent les mêmes codes et sont enserrés entre les pics des Mangeurs, symbolisant ainsi la suprématie des dieux sur les hommes. Les Monts eux, sont représentés par un soleil serti d’une couronne, symbole de leur pouvoir et de l’importance qu’ils ont auprès des dieux.
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Le peuple des Monts est considéré comme élu des dieux. Il est chargé d’assurer la tranquillité et la sécurité d’Arnèn dont les eaux permettent aux hommes de survivre. Sans leur constante vigilance, le monde tel qu’il existe aujourd’hui n’aurait jamais pu être.
La proximité des Monts avec les dieux à très vite rendu les hommes du Nord fiers, imbus d’eux même et de leur héritage. Leur attitude a souvent été source de rancoeur et de jalousie pour les autres régions du monde et bien des guerres et des batailles qui ont émaillé l’histoire ont cette fierté ou cette jalousie pour origine.
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A en croire certaines légendes, l’histoire des Monts serait presque aussi vieille que celle des hommes.
Au fil des années et des siècles, nombreux sont les hommes et les femmes qui se sont distingués par leur courage et leur bravoure.
Pourtant, parmi toute ces figures de légende, le nom de deux d’entre-elles résonnent encore aujourd’hui.
Les noms de Nimos et son fils Nimos II sont encore présents dans le panthéon de l’humanité, eux qui sont parvenus à mettre fin à des siècles de guerre pour instaurer une paix durable sur terre.
En mémoire de leur inestimable héritage, les Bâtisseurs ont créé l’Aranon, seul et unique chemin que tout voyageur doit d’emprunter pour accéder à la vallée où se trouve la capitale des terres humaines.
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Parce que toute histoire, qu’elle soit heureuse ou tragique a toujours un commencement, je vous invite à découvrir les évènements qui se déroulèrent au cours de la Grande Vague (ou Vague Noire) qui vît les hordes de Faucheurs et d’Hurleurs poser le pied sur les terres humaines.
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Après avoir dévoilé par le biais des premiers articles certains des plus grands monuments, lieux, villes et croyances, je vous invite désormais à poursuivre le voyage en découvrant une des nombreuses régions du monde de Mélianor : la terre des Deltas!
Géographie, histoire, culture, vous découvrirez dans cet article les principales caractéristiques de la région.
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La région des Deltas est principalement connue au sein des terres humaines pour être le grenier du monde, un endroit béni des dieux où la terre y est la plus fertile, la plus généreuse. Symbole de l’abondance des cultures, l’emblème des Deltas n’est autre qu’un buffle dont les premiers habitants de la région se servaient afin de retourner la terre pour y semer toujours plus de nouvelles cultures.
Les Deltas sont parcourus de plusieurs fleuves qui viennent irriguer des terres naturellement fertiles. A l’extrême ouest s’écoulent les flots du Tumultueux tandis qu’à l’est, le Pénitent entoure de ces calmes eaux la cité de Corinalmie.
La partie la plus à l’est des Deltas est elle composée de vastes plaines où s’étalent jusqu’aux pieds des montagnes les cultures, les champs, les vignes. Cette partie des Deltas bien qu’étant la plus isolée est parcourue des nombreux bras d’Alya, qui se jette des montagnes même de Duîn pour irriguer les plaines en contrebas.
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De part sa situation excentrée, les Deltas ont toujours eu une relation particulière vis à vis des autres régions du monde. Pourvoyeurs des produits de base d’une grande partie de l’alimentation et de certains mets des plus raffinés, les Deltas sont reconnus dans le monde entier autant pour leur conseil et leur générosité que par l’exceptionnelle la qualité de leurs produits.
Jusqu’à ce que la Vague Noire ne s’abatte sur terre, les Deltaïens avaient pour habitude de parcourir le monde pour vendre leur denrées, des plus courantes aux plus rares, de répandre, d’enseigner leur art, leur culture. Certains furent à ce point subjugués par les paysages qu’ils découvrirent, qu’ils décidèrent d’abandonner les Deltas.
Comme partout sur terre, la Vague Noire a marqué les esprits à jamais . Malgré les ans et les siècles, le souvenir est toujours présents dans la mémoire des hommes et des femmes des Deltas, car ce fût sur leur terre que déferlèrent les hordes d’Hurleurs, de Faucheurs, amenant avec eux mort et destruction.
Traumatisés par la destruction de leurs terres, les Deltas se refermèrent peu à peu sur même, préférant admirer la beauté de leurs cultures plutôt que de voyager et découvrir le monde. Ainsi, quiconque voulaient goûter aux délices des Deltas devraient désormais se rendre sur leur terre pour en découvrir les saveurs. C’est ainsi qu’au fil du temps, la réputation des Deltas s’est peu à peu détériorée jusqu’à ce qu’ils soient considérés comme trop fiers, imbus d’eux même et de leur terre.
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S’il fallait choisir la figure la plus emblématique dans la longue histoire du monde et des Deltas, ce serait sans conteste Aiqua.
Symbole de la victoire des Hommes contre les hordes qui s’abattirent sur terre lors de la Vague Noire, Aiqua, le Majestueux Gardien, est le seul et unique témoin de cette sombre époque.
Aiqua fût planté au milieu d’Imbèrene, la Vallée du Souvenir, à l’endroit même où Nàrë, le sauveur des hommes tomba, entraînant avec lui l’Eternel et ses armées.
Dix ans après avoir été planté, alors que le printemps amenait avec lui le réveil des premières fleurs, des premiers pétales, ses feuilles s’envolèrent soudain au gré du vent. Lorsqu’ils les observèrent, les hommes rassemblés au pied de l’arbre pour célébrer la mémoire de Nàrë découvrirent avec stupeur que les nervures des feuilles formaient les contours de visages plus ou moins accentués.
Depuis, chaque année, le jour précis où Narë tomba, Aiqua se libère de son feuillage pour apporter aux hommes le souvenir et les visages de ceux qui sont tombés pour protéger le monde.
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Comme beaucoup d’entre vous sans doute, j’ai noirci des dizaines voire des centaines de pages.
Certaines couvertes de rimes, de poèmes, de chansons. D’histoires réelles, fantaisistes ou fantasmées, de contes à lire tard le soir ou de simples nouvelles créant en quelques pages, une ambiance, un monde, un univers.
C’est à partir d’une de ces histoires que m’est venue l’étrange idée de poursuivre sur quelques pages de plus.
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