De l’idée à la plume

Blason terre Nomades

Dans cette série d’articles je vous propose de passer de l’idée à la plume, de la théorie à la pratique, de l’idée à son évolution, à la création d’une terre, d’une région, d’une ethnie.

Vous suivrez les premières ébauches, les premières idées, vous découvrirez leur évolution jusqu’à leur forme finale (en tout cas ce qui s’en approche, ce que je peux en dévoiler) vous suivrez l’évolution de ma réflexion, du processus créatif.

De l’idée à la plume : Les terres Nomades

 

Les régions qui interviennent directement dans l’histoire de Mélianor sont déjà bien développées, mais d’autres qui n’apparaissent pas sont logiquement beaucoup moins creusées.

Comme je sais que j’aurais besoin d’avoir à ma disposition plus d’éléments, de matière pour le prochain tome (oui je me projette déjà à J+3-4 ans…), il va bien falloir que je m’y mette un jour. Quitte à commencer, autant vous faire partager mes idées, mes réflexions dès le début!

Pour cette première, on va se pencher sur la région des terres Nomades (en violet sur la carte).

Comme vous pouvez le voir, leur territoire est un des plus grands (si ce n’est le plus grand) de toutes les régions de la terre.

Carte en couleur des différentes régions de l'univers de Mélianor

L’idée de base : Les terres Nomades

 

L’origine du monde, des hommes, des régions sont éléments complexes qu’il est difficile à expliquer par morceaux, mais voici quelques faits à garder à l’esprit pour comprendre ce que j’ai en tête en ce qui concerne les terres Nomades :

– Au commencement, les hommes vivaient en harmonie avec les dieux avant que le mal ne vienne les corrompre pour assombrir le monde.

– Voyant les hommes en grand danger, Gaorn, père de tous les animaux terrestres se transforme en un gigantesque cheval et emporte sur son dos une partie de l’humanité.

– Malgré sa hâte, dans sa fuite il est gravement blessé.

– Afin de ne pas succomber à l’ombre qui menace de l’emporter, il décide de sacrifier son immortalité et divise son esprit pour donner naissance aux premiers chevaux.

– Chacun d’eux possède une infime trace de sa lumière, il charge les hommes et les femmes qui l’ont défendu au prix de leur vie de toujours veiller sur son esprit, sur leur monture, de ne jamais les contraindre, les enfermer, de toujours leur laisser le choix de leur cavalier.

 

Ainsi les habitants des terres Nomades sont les descendants des braves qui se sacrifièrent pour défendre Gaorn assaillit par le mal.

Divinité cheval
Divinité Gaorn
Chevaux divins

De l’idée à la plume : Histoire

 

Pour le moment je n’ai absolument AUCUNE idée de ce que je vais bien pouvoir raconter….Mais ce n’est pas une raison suffisante pour s’avouer vaincu ! Ça serait bien trop facile! Chacun a sa propre manière d’inventer, d’écrire une histoire. De mon côté, j’ai plutôt tendance à remonter dans le temps, je pars d’un point que je connais pour revenir en arrière et lui trouver des causes.

Pour les Nomades, je sais qu’à l’époque de Mélianor leur ethnie/tribu a été forcée de fuir et vit dispersée, éparpillée un peu partout sur terre.

Les questions que je me suis posées sont les suivantes :

– Qu’est-ce qui dans leur histoire explique cette fuite?

– Leur fuite est-elle récente? Ancienne?

– Tout le monde a-t-il décidé cette fuite? Certains ont-ils résisté?

Bref, c’est à partir de ces questions assez simples que je vais remonter dans le temps pour trouver quelque chose que j’estime cohérent!

Alors guettez le prochain article, il risque bien d’apporter les premières réponses!

Architecture et mode de vie

 

Je ne compte pas réinventer le concept de peuple nomade, les bases sont celles que vous pouvez avoir à l’esprit : désir absolu de liberté, soin de sa monture avant sa propre personne, méfiance des étrangers, des citadins, de tous ceux qui naissent, vivent et meurent au même endroit.

En ce qui concerne mes influences premières :

– Les mongols de Genghis Khan. Une différence cependant, les Nomades n’ont rien d’un peuple guerrier. Ils préfèrent au contraire vivre retirés du monde. Bien qu’il s’amenuise au fil du temps, le sacrifice de Gaorn est toujours présent dans leur esprit.

– Les Vikings pour leur rapport constant, quotidien aux dieux. Tout comme les Vikings avaient le Valhalla, les Nomades vénèrent Gaorn au quotidien puisque de lui que sont nés tous les chevaux, c’est sa lumière qui est présente dans leur corps.

Comme les Nomades passent la majeure partie de leur temps sur leurs chevaux, leur habitat est réduit au minimum et a pour principale fonction le bien êtres des montures avant celui des hommes.

Pour résumer ma réflexion et mon idée de base:

– L’abri de base est fait de terre ou de terre cuite.

– Il est généralement de forme ovale sur le modèle des habitations vikings. L’intérieur est réservé aux chevaux (max 3-4 dans les abris de base).

– Un espace circulaire d’un ou deux mètres fait le tour de l’abri. Il sert de stockage pour la nourriture des chevaux. Il sert également de couchage pour les cavaliers.

Maison_viking
Plan cabane
maison terre

De l’idée à la plume : Capitale des terres Nomades

 

Même s’ils passent leur temps à parcourir le monde, les Nomades possèdent tout de même un sanctuaire, une ville qui peut être considéré comme leur capitale. Comme toutes leurs réalisations, elle est elle aussi construite pour le bien être des chevaux.

Vous trouverez ci-dessous mon premier croquis tel que je vois leur capitale. Il n’est pas encore question de logique, de cohérence, de faisabilité, il s’agit juste d’une simple idée amenée à être développée.

Je pensais être totalement dans le faux avec ma gigantesque colline sortie de nulle part et pourtant… En faisant quelques recherches pour préparer cet article je suis tombé sur la colline de Silbury ! (Honte à moi fan de Kaamelot qui n’a même pas fait le rapprochement…).

Pour le coup, on est sur de la bonne colline des familles :

  • 40 m de haut, 167 m de diamètre à la base, 30 m de diamètre au sommet.
  • Construit il y a environ 4 750 ans, aurait fallu plus de 18 millions d’heures de travail, soit les efforts de 500 hommes durant 15 ans. (Merci Wiki!)

Vous le voyez mon petit sourire de contentement !

Silburry vu de côté
La colline de Silburry de face
Silburry vu de haut

Comme vous pouvez le voir, mes premières idées sont minces et j’espère pouvoir vous donner un peu plus de détail dans le prochain article!

Alors n’hésitez plus, lancez-vous à votre tour! Prenez un élément, une idée qui vous fait envie, posez toutes vos idées sur un papier, il n’est pas question de logique pour le moment.

Vous le verrez, une idée en entraînera une autre et bientôt vous aurez de quoi alimenter votre réflexion de manière plus concrète!

En espérant que cette petite incursion dans la tête d’un auteur vous ait plu !

A très vite pour de nouvelles découvertes.

Julien.

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