[vc_row][vc_column][vc_single_image image= »2476″ alignment= »center » style= »vc_box_border_circle » onclick= »img_link_large »][vc_column_text]
Située à deux cents de kilomètres de la région des Lacs, la porte des Ames se dresse au milieu du désert et marque l’endroit où tombèrent ceux qui se s’opposèrent à La Vague Noire qui déferla sur les terres humaines.
Hommes comme femmes venus de toutes les cités situées à l’ouest des Lacs, tous se rendirent au devant du danger et des envahisseurs pour stopper leur funeste avancée.
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Comme vous l’avez surement remarqué en vous baladant sur les quelques articles du site, il s’agit bien de parler de fantasy au sens premier du terme: Un monde imaginaire, créé de toute pièce, un monde qui possède sa propre géographie, ses propres lois, croyances et traditions.
[vc_row][vc_column][vc_single_image image= »1251″ alignment= »center » style= »vc_box_border_circle » onclick= »img_link_large »][vc_column_text] Il y a maintenant quelques années, je cherchais des blogs d’auteurs, d’écrivains auxquels je pourrais me rattacher pour avoir des conseils, de l’aide pour me sentir moins seul devant mon écran.
A l’époque, Internet était loin d’être aussi développé qu’aujourd’hui et les blogs de ce type n’existaient pas où très peu. Mais le temps à depuis passé, Internet s’est développé et les blogs littéraires ont explosé, permettant à des centaines, des milliers d’auteurs de trouver un endroit où s’exprimer. (suite…)
[vc_row][vc_column][vc_single_image image= »2652″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border_circle_2″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
La Marche du Souvenir désigne le parcours que tout homme et toute femme doit effectuer au cours de sa vie afin de perpétuer le souvenir de ceux qui sont tombés lors de la Vague Noire. Même si elle peut s’effectuer sans ordre précis, la coutume veut que la Marche se termine sur les terres des Deltas au coeur de la cité de Corinalmie.
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La Marche débute à l’ouest du monde, sur les terres des Falaises à l’endroit même où ont été brûlés les premiers villages. Les pas des pèlerins se poursuivent ensuite à l’intérieur des Terres Immergées ou sont érigées les hautes Barques de Nekkin qui marquent le sacrifice du roi des hommes lors de la Vague Noire.
La route continue vers le Sud du monde et les vastes Terres Nomades où les pèlerins effectuent le même trajet que leurs envahisseurs. Après de longues semaines de marche, les fidèles arrivent à Corinsère qui marque leur entrée des terres des Deltas. Pendant de nombreux jours elle se poursuit pour se terminer au coeur d’Imbèrene, la vallée du Souvenir où trône fièrement Tirisaiqua, le Majestueux gardien des Hommes.
Afin de célébrer le chemin parcourut et rendre hommage à ceux qui sont tombés, les pèlerins se réunissent une dernière fois dans la cité de Corinalmie. Une fois leur Marche terminée, les pèlerins se séparent et retournent à la vie qui était la leur avant la Marche.
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Marche des Anciens (Marche du Souvenir) (1) Chants mansculins; (2) Chants féminins; (3) Chants Communs |
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(1)Par ce voyage nous honorons les hommes, |
(2)Par ce voyage nous honorons les femmes, |
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Par notre passage nous témoignons. |
Par notre passage nous nous souvenons. |
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(3)De ceux qui par le passé ont trépassé, |
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| Pour qu’aujourd’hui nos pas soient assurés, | |
| Au travers des ères et des Ages. | |
| Nous vous rendons hommage ! | |
| Lorsque tout bas, nous fredonnons. | Lorsque tout bas, nous murmurons. |
| Le nom des pères. | Le nom des mères. |
| .
Qui reposent six pieds sous terre, |
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| Par delà les lacs et les mers, | |
| Tous sont morts l’arme au poing. | |
| Alors nous marchons la larme au cœur ! | |
| Par delà les vents et les monts, | Par delà le ciel et l’enfer, |
| Jusqu’aux confins du monde. | Jusqu’aux confins des tombes. |
| Si la fatigue tire nos traits, | |
| Si la soif effraie nos corps, | |
| La faim au ventre nous avançons. | |
| Vois mort d’un jour ! Mort pour toujours ! | |
| La valeur du sacrifice. | La valeur de ta famille. |
| Dans le sourire des fils. | Dans le regard des filles |
| .
Nous qui portons la rage et le courage, |
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| D’un souvenir, qu’aucune larme de saurait guérir, | |
| Tous les pas du monde ne seront jamais assez. | |
| Pour rendre hommage ! | |
| A l’âme de nos ancêtres, | A l’âme de tous nos maîtres |
| Qui ont guidés nos voix. | Qui ont guidés nos pas. |
| .
Et si un jour la tradition se perd, |
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| Que nos pas n’apparaissent plus, | |
| Au dessus des sépultures. | |
| Que le vent seul murmure aux tombes ! | |
| C’est que les hommes seront sans terre, | C’est que les hommes sont en terre, |
| Que les pierres seront poussière. | Que les terres seront aux vers. |
| .
C’est que l’ombre l’a emporté, |
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| Et qu’à jamais nos âmes seront damnées. | |
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]N’hésitez pas à partager cet article tout autour de vous :
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[vc_row][vc_column][vc_single_image image= »2589″ alignment= »center » style= »vc_box_shadow_border_circle_2″][vc_separator][vc_column_text]
Tirisaiqua (plus communément nommé Aiqua) dont le nom signifie littéralement ‘’Le Gardien Majestueux’’, est le cœur de ce que les hommes appellent Imbèrene, la Vallée du Souvenir.
Bien que la croyance populaire situe son origine au centre même de la forêt des Grands Verts, là ou les arbres sont les plus hauts et les plus robustes, son origine reste aujourd’hui encore mystérieuse.
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.C’est au cœur d’Imbèrene, cette large vallée située au centre des terres des Deltas que se dresse encore aujourd’hui Aiqua, à l’endroit même où Nàrë tomba lors de la Vague Noire.
Alors que les Obscurs progressaient de plus en plus profondément au cœur des terres humaines, Nàrë, à la tête d’une armée de fortune principalement constituée d’hommes et de femmes des Deltas, parvint à stopper l’offensive avant de contre-attaquer.
Tandis que l’armée battait en retraite, l’immense combattant que les hommes baptisèrent plus tard comme l’Éternel en raison qui commandait l’armée des ténèbres fit face à Nàrë dans une sombre armure de métal noir aussi lourde qu’un homme.
Malgré leur fatigue, leurs lames fendirent l’air à la vitesse de l’éclair avant que le tonnerre de l’acier ne gronde et résonne sur la moindre pièce de leur armure sans qu’aucun d’eux ne parviennent à trouver une quelconque faille. Ce fût Nàrë qui parvint à le toucher en premier avant que celui-ci ne s’effondre à terre.
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La vie quittait le corps de l’Eternel, et l’espace d’un battement de cœur, Nàrë hésita à achever son adversaire.Ce fût sa seule et unique erreur, car l’Eternel parvint dans un ultime geste à atteindre Nàrë. Mortellement touché, il s’écroula au sol aux côtés de son bourreau. Tandis que la vie le quittait à son tour, il fit promettre aux hommes qui l’entouraient de l’enterrer aux côtés de son bourreau. Malgré leur incompréhension et leur chagrin, tous jurèrent de tenir parole et d’une voix de plus en plus faible, ils recueillirent ces dernières paroles : « Battez vous. Jusqu’au dernier souffle, jusqu’à la dernière seconde. Battez vous… »
Malgré la mort de Nàrë, les hommes parvinrent à repousser l’invasion au prix de nombreux autres sacrifices. Ainsi se termina la Vague Noire, première invasion des orcs sur terre.
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Conformément à ses dernières volontés et bien que de nombreux hommes s’y soient opposés, Nàrë fût enterré aux côté de celui qui lui avait pris la vie. Pour que son sacrifice ne soit oublié au fil des générations, il fût décidé qu’un monument en son honneur serait construit une fois les morts enterrés et les blessures pansées. Pour que personne ne marche sur sa tombe, les seigneurs survivants décidèrent de planter à l’endroit même ou Nàrë était tombé un des plus beaux arbres existant sur terre.
Comme le voulait la tradition au cœur des Deltas, l’enterrement se déroula cinq jours plus tard afin que tous les hommes et femmes de la région puissent faire leur dernier adieu à celui qui allait rejoindre à tout jamais la terre qui l’avait vu naître. Les Seigneurs des terres de ce monde creusèrent eux-mêmes le sol pour y déposer le corps massif de l’orc. Une fois l’Eternel recouvert de terre, ils déposèrent la dépouille de Nàrë dans l’exacte position qui était la sienne lorsque la mort s’est emparée de lui.
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Tandis que le soleil matinal caressait la ligne de l’horizon, pour la première fois de sa vie, il vît des hommes en arme se présenter sur ces terres jusqu’alors inviolées. Tous étaient équipés de lourdes armures d’acier sur lesquelles il pouvait voir scintiller une image. Son propre reflet profondément gravé dans le métal. Tous le regardaient la tête haute, le regard fier. Sans le moindre mot, sans le moindre geste de sa part, aucun n’hésiteraient une seconde à sacrifier sa vie pour le défendre.
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Loin à l’Ouest, il lui sembla qu’un orage éclatait avec fracas dans le ciel. Même s’il n’entendit pas directement l’impact, il en ressentit le grondement au cœur même de la terre. Comme appelé par le tonnerre, les cors de guerre résonnèrent. Dans la même seconde les hommes se mirent en marche et quittèrent la plaine pour rejoindre la cité de Corinsére.
Alors qu’il les regardait partir, un à un et bien qu’aucun nuage ne vienne perturber la clarté du ciel matinal, une légère brise se mit à souffler. Presque imperceptiblement le monde autour de lui s’anima. Les larges étendues de verdure furent soudainement prises d’un étrange frisson. D’abord silencieux, le tremblement devint peu à peu visible. Comme pris de folie, les courts brins d’herbe s’agitèrent en tous sens dans un étrange bruissement qui brisa le silence millénaire des lieux.
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A mesure que la plaine s’agitait, il ressentit un courant d’air qui ne cessait de grandir, de gronder. Comme s’il était sa cible, l’étrange vent l’enserra de toute part dans un sifflement mortel. Dès qu’il entendit le bruit, il sut. Ce n’était pas qu’un simple vent, comme peut l’être celui qui vient aux premières heures de l’hiver. Non. C’était le messager même de la mort. Sournois, froid, mordant. Un de ces vents qui pénètre la chair aussi sûrement que le fil de l’épée traverse le cuir. Le genre de froid qui s’empare de vous pour ne plus jamais vous lâcher. Qui vous fait perdre les sens un à un, jusqu’à ne plus ressentir que la morsure du froid jusqu’au tréfonds même de votre esprit.
Aussi subitement qu’il était venu, le vent s’évapora le laissant seul face à ces certitudes.
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Lui qui avait résisté aux éléments les plus violents de ce monde le savait. Une tempête d’une violence jamais imaginée jusqu’alors était en marche. Peu importe la résistance qu’elle rencontrerait, elle emporterait tout sur son passage, ne laissant derrière elle que ruine et désolation.
Lui qui trônait fièrement au cœur d’Imberéne depuis près de deux milles ans. Lui que tout le monde nommait Tirisaiqua ou plus affectueusement Aiqua, il était le gardien, la flamme du souvenir. Il n’était qu’un arbre. Le plus grand, le plus adulé, mais il serait le premier à être mis à terre pour partir en fumée avant que le monde des Hommes ne soit lui aussi ravagé par les flammes et l’enfer.
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Immobile, silencieux, il contemplait les vastes étendues de verdure qui l’entouraient avec une profonde tristesse.
Loin à l’Ouest, il pouvait distinguer le reflet des grandes cascades du Tumultueux dont les flots roulaient à grands fracas le long de ce que les hommes appelaient ‘‘Les canaux des Braves’’. Il pouvait discerner les courts toits de terre cuite de la cité de Corinsére qui marquait pour tout voyageur la fin de son long périple. À l’Est, les paisibles flots du Pénitent s’écoulaient lentement pour rejoindre le cours d’autres ruisseaux et ainsi former le Delta aux Dix Doigts qui se jetait dans la Mer Sans Fin. Plus au Nord du fleuve, enfin, sur des milliers de kilomètres, s’étendait la majestueuse forêt des Grands Verts.
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Au milieu de ce paysage, au cœur de cette étendue verdoyante que les hommes nommaient Imberéne, la vallée du souvenir, il attendait. Lui qui était né sur les cendres mêmes de la mort. Lui qui s’était nourri des restes de l’ennemi comme de ceux du roi des Hommes, avait grandi au fil du temps. Saison après saison, alors que tous ses semblables avaient depuis bien longtemps stoppé leur croissance, lui, avait continué de grandir. Année après année, il avait gagné en force, en sagesse. Malgré l’intervention des plus grands noms, des plus grands esprits, personne n’était parvenu à expliquer l’étrange phénomène.
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Bien qu’il ne s’en soit pas rendu compte, il était devenu le symbole de tout un peuple. Peintres, poètes, dessinateurs, musiciens, sculpteurs, les artistes de toutes les régions du monde se bousculaient pour tenter de capturer, de fixer ne serait-ce qu’une infime partie de son aura. Au sein de toutes les cités, son portrait circulait de main en main comme le plus précieux des trésors. Il n’était pas une auberge, une maison ou même un champ sans son effigie.
Les plus belles peintures et sculptures étaient exposées dans les plus somptueux palais de ce monde. Edin Muin, Laccalme, Gris-Pierre et même la forteresse de Duîn, toutes avaient leur propre version de celui qui était devenu au fil du temps, un des symboles de la résistance des Hommes.
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Lui qui avait veillé avec force et vigueur tout au long de ces années se sentait aujourd’hui étrangement faible. Imperceptiblement, ses forces diminuaient de jour en jour, et, bien qu’il soit encore de loin l’être le plus puissant de ce monde, une indicible peur s’empara de lui. Non pas une simple peur, de celles qui nous réveillent au cœur de la nuit après un cauchemar. Non. Une peur bien plus profonde. Plus sournoise. Une peur qui s’accroche au fondement même de l’identité et reste tapie dans les méandres de l’esprit pour ne plus jamais repartir.
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Pendant de longues années, il mena contre elle une lutte sans répit. De jour comme de nuit, se moquant bien des saisons qui naissent et qui meurent, elle lui livrait un combat de tous les instants, ne lui laissait aucun répit. Inexorablement, sa volonté se replia sur elle-même avant de céder. Ce n’était pas la mort en elle-même qui l’effrayait, car il l’avait accepté depuis bien longtemps. Non. Ce qui le faisait trembler au plus profond de lui était bien pire. C’était la certitude. La certitude de savoir que le monde qui l’entourait, celui dans lequel il avait grandi, serait bientôt balayé dans l’abîme comme la pluie balaie le feu. Comme le feu ronge le sol. À mesure que le temps passait, tout autour de lui, il voyait apparaitre les signes annonciateurs de la tragédie.
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