Mélianor

Pourquoi faut-il se demander pourquoi ?

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« Pourquoi ? «  En voila une bien bonne question! A première vue, ce simple « pourquoi » n’a pas l’air bien méchant. Il nous rappelle généralement les questions posées par les enfants lorsqu’ils sont en âge de découvrir le monde autour d’eux. Chaque découverte, comportement, phénomène étrange ou non peut potentiellement entraîner ce fameux, « mais pourquoi ? « 

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Entre les lignes

[vc_row][vc_column][vc_single_image image= »1251″ alignment= »center » style= »vc_box_border_circle » onclick= »img_link_large »][vc_column_text] Il y a maintenant quelques années, je cherchais des blogs d’auteurs, d’écrivains auxquels je pourrais me rattacher pour avoir des conseils, de l’aide pour me sentir moins seul devant mon écran.

A l’époque, Internet était loin d’être aussi développé qu’aujourd’hui et les blogs de ce type n’existaient pas où très peu. Mais le temps à depuis passé, Internet s’est développé et les blogs littéraires ont explosé, permettant à des centaines, des milliers d’auteurs de trouver un endroit où s’exprimer. (suite…)

La Vague Noire

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Parce que toute histoire, qu’elle soit heureuse ou tragique a toujours un commencement, je vous invite à découvrir les évènements qui se déroulèrent au cours de la Grande Vague (ou Vague Noire) qui vît les hordes de Faucheurs et d’Hurleurs poser le pied sur les terres humaines.

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Mélianor – Prologue [ 2/2 ]

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Tandis que le soleil matinal caressait la ligne de l’horizon, pour la première fois de sa vie, il vît des hommes en arme se présenter sur ces terres jusqu’alors inviolées. Tous étaient équipés de lourdes armures d’acier sur lesquelles il pouvait voir scintiller une image. Son propre reflet profondément gravé dans le métal. Tous le regardaient la tête haute, le regard fier. Sans le moindre mot, sans le moindre geste de sa part, aucun n’hésiteraient une seconde à sacrifier sa vie pour le défendre.

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Loin à l’Ouest, il lui sembla qu’un orage éclatait avec fracas dans le ciel. Même s’il n’entendit pas directement l’impact, il en ressentit le grondement au cœur même de la terre. Comme appelé par le tonnerre, les cors de guerre résonnèrent. Dans la même seconde les hommes se mirent en marche et quittèrent la plaine pour rejoindre la cité de Corinsére.

Alors qu’il les regardait partir, un à un et bien qu’aucun nuage ne vienne perturber la clarté du ciel matinal, une légère brise se mit à souffler. Presque imperceptiblement le monde autour de lui s’anima. Les larges étendues de verdure furent soudainement prises d’un étrange frisson. D’abord silencieux, le tremblement devint peu à peu visible. Comme pris de folie, les courts brins d’herbe s’agitèrent en tous sens dans un étrange bruissement qui brisa le silence millénaire des lieux.

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A mesure que la plaine s’agitait, il ressentit un courant d’air qui ne cessait de grandir, de gronder. Comme s’il était sa cible, l’étrange vent l’enserra de toute part dans un sifflement mortel. Dès qu’il entendit le bruit, il sut. Ce n’était pas qu’un simple vent, comme peut l’être celui qui vient aux premières heures de l’hiver. Non. C’était le messager même de la mort. Sournois, froid, mordant. Un de ces vents qui pénètre la chair aussi sûrement que le fil de l’épée traverse le cuir. Le genre de froid qui s’empare de vous pour ne plus jamais vous lâcher. Qui vous fait perdre les sens un à un, jusqu’à ne plus ressentir que la morsure du froid jusqu’au tréfonds même de votre esprit.

Aussi subitement qu’il était venu, le vent s’évapora le laissant seul face à ces certitudes.

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Lui qui avait résisté aux éléments les plus violents de ce monde le savait. Une tempête d’une violence jamais imaginée jusqu’alors était en marche. Peu importe la résistance qu’elle rencontrerait, elle emporterait tout sur son passage, ne laissant derrière elle que ruine et désolation.

Lui qui trônait fièrement au cœur d’Imberéne depuis près de deux milles ans. Lui que tout le monde nommait Tirisaiqua ou plus affectueusement Aiqua, il était le gardien, la flamme du souvenir. Il n’était qu’un arbre. Le plus grand, le plus adulé, mais il serait le premier à être mis à terre pour partir en fumée avant que le monde des Hommes ne soit lui aussi ravagé par les flammes et l’enfer.

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Mélianor – Prologue [ 1/2 ]

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Immobile, silencieux, il contemplait les vastes étendues de verdure qui l’entouraient avec une profonde tristesse.

Loin à l’Ouest, il pouvait distinguer le reflet des grandes cascades du Tumultueux dont les flots roulaient à grands fracas le long de ce que les hommes appelaient ‘‘Les canaux des Braves’’. Il pouvait discerner les courts toits de terre cuite de la cité de Corinsére qui marquait pour tout voyageur la fin de son long périple. À l’Est, les paisibles flots du Pénitent s’écoulaient lentement pour rejoindre le cours d’autres ruisseaux et ainsi former le Delta aux Dix Doigts qui se jetait dans la Mer Sans Fin. Plus au Nord du fleuve, enfin, sur des milliers de kilomètres, s’étendait la majestueuse forêt des Grands Verts.

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Au milieu de ce paysage, au cœur de cette étendue verdoyante que les hommes nommaient Imberéne, la vallée du souvenir, il attendait. Lui qui était né sur les cendres mêmes de la mort. Lui qui s’était nourri des restes de l’ennemi comme de ceux du roi des Hommes, avait grandi au fil du temps. Saison après saison, alors que tous ses semblables avaient depuis bien longtemps stoppé leur croissance, lui, avait continué de grandir. Année après année, il avait gagné en force, en sagesse. Malgré l’intervention des plus grands noms, des plus grands esprits, personne n’était parvenu à expliquer l’étrange phénomène.

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Bien qu’il ne s’en soit pas rendu compte, il était devenu le symbole de tout un peuple. Peintres, poètes, dessinateurs, musiciens, sculpteurs, les artistes de toutes les régions du monde se bousculaient pour tenter de capturer, de fixer ne serait-ce qu’une infime partie de son aura. Au sein de toutes les cités, son portrait circulait de main en main comme le plus précieux des trésors. Il n’était pas une auberge, une maison ou même un champ sans son effigie.

Les plus belles peintures et sculptures étaient exposées dans les plus somptueux palais de ce monde. Edin Muin, Laccalme, Gris-Pierre et même la forteresse de Duîn, toutes avaient leur propre version de celui qui était devenu au fil du temps, un des symboles de la résistance des Hommes.

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Lui qui avait veillé avec force et vigueur tout au long de ces années se sentait aujourd’hui étrangement faible. Imperceptiblement, ses forces diminuaient de jour en jour, et, bien qu’il soit encore de loin l’être le plus puissant de ce monde, une indicible peur s’empara de lui. Non pas une simple peur, de celles qui nous réveillent au cœur de la nuit après un cauchemar. Non. Une peur bien plus profonde. Plus sournoise. Une peur qui s’accroche au fondement même de l’identité et reste tapie dans les méandres de l’esprit pour ne plus jamais repartir.

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Pendant de longues années, il mena contre elle une lutte sans répit. De jour comme de nuit, se moquant bien des saisons qui naissent et qui meurent, elle lui livrait un combat de tous les instants, ne lui laissait aucun répit. Inexorablement, sa volonté se replia sur elle-même avant de céder. Ce n’était pas la mort en elle-même qui l’effrayait, car il l’avait accepté depuis bien longtemps. Non. Ce qui le faisait trembler au plus profond de lui était bien pire. C’était la certitude. La certitude de savoir que le monde qui l’entourait, celui dans lequel il avait grandi, serait bientôt balayé dans l’abîme comme la pluie balaie le feu. Comme le feu ronge le sol. À mesure que le temps passait, tout autour de lui, il voyait apparaitre les signes annonciateurs de la tragédie.

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 [ Lire la suite du Prologue ]

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Mélianor s’éveille sous vos yeux !

miniature-logoComme beaucoup d’entre vous sans doute, j’ai noirci des dizaines voire des centaines de pages.

Certaines couvertes de rimes, de poèmes, de chansons. D’histoires réelles, fantaisistes ou fantasmées, de contes à lire tard le soir ou de simples nouvelles créant en quelques pages, une ambiance, un monde, un univers.

C’est à partir d’une de ces histoires que m’est venue l’étrange idée de poursuivre sur quelques pages de plus.

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(suite…)