Tirisaiqua [ 2/2 ]

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Tirisaiqua (plus communément nommé Aiqua) dont le nom signifie littéralement ‘’Le Gardien Majestueux’’, est le cœur de ce que les hommes appellent Imbèrene, la Vallée du Souvenir.

Au fil des ans, Aiqua se mit à grandir chaque jour un peu plus et en une dizaine d’années, il devint aussi épais et solide que les arbres les plus anciens du monde.

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Un arbre pour se souvenir:

Selon la tradition des Deltas, la mort devant donner la vie pour que le cercle nourricier ne soit brisé, une jeune pousse d’un des plus vieux arbres se trouvant au cœur des Grands Verts fût amenée au dessus du la tombe. Une fois les racines posées au-dessus du visage de Nàrë, la tombe fût recouverte de terre. Tout autour, les protecteurs de Nàrë et tout ceux qui tombèrent en ce sombre jour furent eux aussi enterrés. Ainsi, tous pourrait reposer en paix à tout jamais.

Au fil des ans, Aiqua se mit à grandir chaque jour un peu plus et en une dizaine d’années, il devint aussi épais et solide que les arbres les plus anciens du monde.

Bien que parfaitement adapté au climat de la région, Aiqua devint étrangement et rapidement malade. Son feuillage, d’ordinaire persistant durant les périodes d’hiver, se mit à tomber dès l’automne venu. L’hiver n’était pas encore là, qu’il avait perdu la majeure partie de ses feuilles, laissant ses branches à nu face au froid mordant qui commençait à siffler. Même si l’hiver fût relativement clément cette année-là, une grande partie des branches les plus hautes se brisèrent net sous l’effet du gel et tombèrent sans vie au sol. A mesure que le froid s’installait, Aiqua perdit peu à peu de sa hauteur pour ne conserver que les branches les plus basses et les plus épaisses.

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Un souvenir qui se flétrit:

Le monument de beauté et de verdure symbolisant le sacrifice des hommes n’était plus qu’un lointain fantôme dont l’écorce grinçait au vent lorsque le printemps reparut sur le monde. Conscient du symbole qu’il représentait et de l’impact que son état provoquerait auprès des hommes, les grands seigneurs décidèrent dans le plus grand secret de l’abattre pour le remplacer par un autre arbre en tout point semblable.

Lorsqu’ils se rendirent à son chevet pour mettre en oeuvre leur funeste plan, ils découvrirent avec stupeur qu’une multitude de bourgeons s’étaient formés au cours de la nuit le long des épaisses branches de l’arbre, le couvrant d’une fine couche de verdure. Quelques jours plus tard, alors que le printemps venait tout juste de faire son arrivée sur le monde, les bourgeons se mirent à grandir chaque jour un peu plus. L’été venu, les branches d’Aiqua se parèrent d’un mince feuillage constitué de centaines de milliers de courtes feuilles.

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La naissance d’un mythe:

Dix ans jour pour jour après la mort de Nàrë, les hommes, intrigués par le développement soudain de l’arbre, vinrent se recueillir et saluer la mémoire de ceux qui étaient tombés. Malgré un ciel sans nuage, un puissant vent se mit souffler. La multitude de feuilles se mit à trembler le long des branches.

Captivés par le spectacle, les hommes virent alors avec stupeur les feuilles s’envoler dans les airs au gré du vent. Lorsqu’ils les observèrent, tous constatèrent avec surprise que les nervures de la plupart des feuilles formaient les contours d’un visage plus ou moins accentué en fonction de la taille de la feuille.

L’arbre s’était nourri des morts pour survivre et les morts survivaient à présent dans chacune de ses feuilles. Ainsi est Aiqua, le Gardien Majestueux.

Depuis ce jour, chaque hiver, Aiqua se met en hibernation pour puiser ces forces au coeur de la terre et des hommes qui se sont sacrifiés. Le printemps venu, comme animé de nouvelles forces, il sort de sa torpeur pour se parer de milliers de feuilles qu’il laisse s’échapper au gré du vent l’exact jour où tomba Nàrë pour sauver le monde des Hommes d’une chute certaine.

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